Image représentant sous forme d'ombres un livre qui s'ouvre sur une galaxie, sur un fond coloré

Publications nouvelles


Je vous mets ici mes nouvelles, nanofictions, ou pépins publiés, que ce soit dans des revues ou dans des recueils collectifs.

Publications à venir

1) Ma nouvelle intitulée "Bâtard" paraîtra dans l'anthologie "Dighital Ghost, l'internaute et ses doubles" de la maison d'édition Arkuiris, à une date pour le moment encore floue (2026 ?).
2) Ma nanofiction "Je déteste la pluie" paraîtra normalement un jour dans le recueil annuel 2024 du "rendez-vous des plumes". Malheureusement, le rendez-vous des plumes est en stand-by actuellement et je n'ai pas de nouvelles récentes concernant ce recueil.
Vous pouvez néanmoins lire mon texte à l'adresse suivante : Les mots lumières ou directement ci-dessous :
Je déteste la pluie
Je déteste la pluie.
La pluie me dégoûte. Je me sens spongieux rien qu’à regarder les gouttes dégouliner le long de mes gouttières. Je regarde les égouts qui dégorgent et me donnent envie de régurgiter le peu que j’ai réussi à avaler au petit déjeuner.
Une accalmie. Je sors. J’abhorre l’odeur du pétrichor. Je me bouche le nez, mais pour mes oreilles, je ne peux rien faire. Dehors, ça ragote, ça radote. Ça me fait comme une craie dans la cervelle, ça crisse, ça me crispe. Les remarques, les avis non sollicités, les banalités et les lieux communs sont autant de coups de tatanes sur mon crâne.
Je déteste mes voisins. Je déteste mes amis. Je déteste les gens qui m’approchent, qui m’abordent, qui m’accrochent, et surtout qui jacassent. « C’est la vie ! » qu’ils disent. Possible. « Ils » ont sûrement raison. Est-ce que ça veut dire pour autant que j’ai tort ? Moi la vie, je ne la vois plus à travers cette pluie. Je ne vois plus que la mort, quel que soit l’endroit où me mènent mes pas.
Les nuages m’écrasent, le vent et le froid me glacent du bout des orteils jusqu’à la racine des cheveux. Les gouttes me giflent, me griffent, me donnent envie de m’arracher la peau, les cheveux, de me cogner la tête contre le premier mur venu. Il pleut sans discontinuer aussi bien dehors qu’à l’intérieur. Chez moi, c’est tout aussi insupportable, mais au moins, j’y suis seul.
« Avec le temps qui passe, tout passe ! » qu’ils disent. Je déteste leur fausse bienveillance, leurs sourires de connivence, comme s’ils pouvaient comprendre. « On sait ce que c’est » qu’ils disent. Ah oui ? Vraiment ? Si c’était le cas, tu ne me sortirais pas de telles inepties, de telles niaiseries. Si c’était le cas, tu déguerpirais et tu me foutrais la paix.
« On est tous passés par là » qu’ils disent. C’est censé servir à quoi une remarque pareille ? Me remonter le moral ? Ils ne sont qu’une meute de toutologues qui parlent pour ne rien dire. Des chiens qui aboient. J’ai envie de leur cogner dessus, que leur sang ruisselle autant que la pluie, que cessent leurs maladresses qui me heurtent, qui m’écorchent, qui me laissent en lambeaux.
Je déteste la pluie. Je déteste cette pluie qui ne cesse de tomber de mes yeux aussi lourdement qu’elle tombe du ciel.
Maman est morte.
Et depuis, dans mon cœur, la pluie ne peut plus s’arrêter.

Géante rouge - Revue SF

Géante Rouge est une revue annuelle de SF publiant des nouvelles (dont les pépins), des interviews, et des articles.
Le pépin, c’est une micro histoire (mais vraiment mini mini) de SF humoristique.
Numéro 33 qui paraîtra fin 2025
- Un pépin : "Peut encore servir !"
Peut encore servir !
Vends machine à voyager dans le temps. Ne fonctionne plus pour le retour. Parfait pour offrir à votre belle-mère !
Page de garde de la revue représentant deux humaines dans un vaissau spacial, tons entièrement rouges
Numéro 30 publié en 2022
- Un pépin : "Oups"
Oups
Coiffer, raser, habiller, téléporter.
Coiffer, raser, habiller, téléporter.
Coiffer, raser, habiller, téléporter.
Téléporter, habiller, raser, coiffer.
Oups.
Mon robot matinal s’est emmêlé les pinceaux.
Me voilà nu au bureau.

Éditions Épingle à nourrice - Recueil

L'association Gens du monde est une association culturelle qui aide les artistes et fonctionne grâce aux dons.
Pour le 17e concours de Gens du monde, le thème était "sur les routes", et il fallait insérer 3 incipits ("Hier, j'étais intelligent" / "Regarde, là-bas, l'intérieur de la terre !" / "Jamais je te t'oublierai") et 10 mots (bleu, descendre, pamplemousse, siffler, lac, baleine, ombreux, clarinette, mère, vivre) dans un texte de maximum 3000 caractères. Pas évident du tout !
Pour commander ce recueil, vous pouvez cliquer sur l'image (PS : je ne touche aucun droit d'auteur sur ce recueil).
Couverture du recueil représentant un tournesol esquissé en noir sur un fond jaune vif
Recueil publié et disponible à l'achat depuis avril 2025
- Une nanofiction : "Défi maudit"
Page de l'ouvrage où se trouve mon texte

Onire (EX-site de SF) - Anthologie en ligne

C'est vieux, c'est très vieux. Si vieux qu'il n'existe plus ! Je me suis plongée dans les archives du web pour dénicher cette anthologie à laquelle je me souvenais avoir participé il y a de cela si longtemps... Apparemment, ce fut une des dernières choses publiée par ce site.
Le thème de l'anthologie : "Il était une étoile et demi à ma montre".
Pour voir le PDF, vous pouvez cliquer sur l'image.
Logo du site Onire.com
Anthologie publiée en ligne en 2004
- Une nanofiction (j'aimais déjà le très court à l'époque !) :
Une montre moderne
Il est une étoile et demi à ma montre. Et bien, on peut dire qu’on avance plutôt bien aujourd’hui. Peut-être qu’on finira réellement par l’atteindre cette planète. Enfin, il faut l’espérer parce que les vivres commencent à sérieusement s’épuiser. Déjà quatre cent soixante dix étoiles qu’on est parti de chez nous !
Le dernier espoir de l’homme : ce vaisseau chargé de trouver une planète habitable car notre terre est finalement morte d’avoir été sur-exploitée.
Il est trois étoiles et demi à ma montre. Mon corps en tremble presque. Cette vitesse est proprement impressionnante. C’est la première fois depuis le départ de la Terre que nous l’atteignons.
Quatre étoiles. Etrange que nous allions aussi vite d’un seul coup. Ils pourraient laisser à notre corps le temps de s’habituer tout de même !
Six étoiles. C’est quoi ce bordel ? Ce vaisseau ne peut pas aller aussi vite ! Quinze étoiles ! Impossible ! Trente ! Le vaisseau vibre de partout ! Il va exploser à cette vitesse !
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!
- Mon dieu quelle horreur ! Que lui est-il arrivé ?
- Rien de grave, sa montre est tombée en panne, semble-t-il.
- Mais enfin regardez-le ! Il n’est plus qu’un tas de viande sanguinolente !
- Je sais. C’est ça le problème avec ces montres virtuelles qui transmettent la sensation de vitesse au corps. Elle a dû s’emballer avant de tomber en panne…

Joseph Ouaknine - Collectifs

Joseph Ouaknine a organisé à l'époque plusieurs collectifs pour proposer à la vente des recueils qu'il reliait lui-même.
Des recueils dont la couverture était de cuir et la tranche toute dorée ! Très beau !
Photo du livre couverture cuir
Collectif "Savez-vous hennir comme moi ?" - Recueil publié en 2005
- Le cheval qui tournait, qui tournait (une de mes rares "vieilles histoires" présente sur mon site : ICI)
- La licorne noire des neiges (L'histoire d'une licorne qui est obligée de fuir les humains, traquée. Une histoire qui parle de désespoir puis d'un nouvel espoir, la licorne devenant invisible aux yeux des humains et pouvant ainsi continuer son travail de guérison auprès d'eux)
Photo du livre couverture cuir
Collectif "Savez-vous parler miaou ?" - Recueil publié en 2003
- Igor, mon chat (Une histoire étrange, avec un chat, des anges-oiseaux que le chat traque, et finalement, la découverte par la petite fille que son chat était en réalité son frère jumeau décédé, resté avec elle quelques années supplémentaires pour lui offrir son amour.)